vendredi 11 novembre 2011

Photographie : Iso, Diaphragme et Vitesse

Jeudi 10 novembre, 10h, Lyon.

C'est parti pour 8h de shooting .. Début de journée sur la technique : Iso, vitesse, diaphragme, balance des blancs, modes de mesures, et l'autofocus .. Avec tous ça on est parés !!
Petite galerie de photos prises sur le vif, photo posée, ou juste spontanée, des inconnues, des rues, des feuilles mortes et du ciel bleu aussi ...









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jeudi 3 novembre 2011

Le Data Journalisme ou Journalisme de données

Présentation du data-journalisme



Le data-journalisme ou journalisme de données est une nouvelle technique qui consiste à analyser des données complexes, en extraite les plus significatives et de retraiter ces informations sous formes graphiques. Principalement utilisée en rédaction web et très présente dans les pays anglophones, ce type de journalisme commence à prendre de l’essor en France, bien que les bases de données ne soient pas encore toutes forcément accessibles. On part d’un flot d’information brute, officielle, qui est vérifiée, traitée, pour aller vers la plus percutante et la raffinée possible. Il faut ensuite la retravailler de manière graphique, avec des chiffres, des données, des informations et des liens interactifs. Grâce au data journalisme, l’information est plus attractive, plus dynamique.

Pour réaliser ce nouveau type de visualisation de l’information, les journalistes doivent cependant avoir accès aux bases de données publiques. Ce n'est pas une étape forcément évidente : En 2006, les journalistes du Guardian ont mené une campagne nationale en faveur de la libération des données publiques pour accroître la transparence gouvernementale, convaincus que ces données appartiennent aux citoyens. La libération des données publiques est un mouvement prenant internationalement de l’ampleur, on peut le voir avec l'essor de WikiLeaks et les polémiques engendrées.
Un mouvement sur lequel la France, empreinte d’une culture propriétaire de la donnée, reste en retard. Les données publiques, contrairement à d’autres pays, n’y sont pas encore totalement libérées ou facilement accessibles. Les internautes prennent alors le relais, et peuvent participer à créer eux mêmes ces bases de données. Le travail de vérification de l'information est alors primordial pour que le journaliste conserve une crédibilité dans la rédaction de son article.

Un autre aspect intéressant dans le data-journalisme : la certaine proximité développée avec le lecteur. Caroline Goulard, fondatrice de Dataveyes, précise cette idée en expliquant que les données récoltées sont traitées avec un objectif journalistique d’information du public et que tout le travail doit suivre cette optique. L’information est alors traitée en conséquent, à l’échelle des personnes individuelles, de leur quartier ou de leur voisinage.
La création de ces articles de données s'effectue cependant de la même manière qu’un article type, avec la recherche d'un angle, une vérification des sources et la création d'une mise en page claire pour le lecteur. Il faut donc arriver à trouver un juste milieu entre compréhension du public et transmission de l’information la plus percutante et intéressante possible. Pour ce qui est de la mise en forme graphique, de nombreux data-journalistes préfèrent parler de « visualisation » plutôt que d’articles. On reste toujours dans une optique de clarté pour le lecteur (finis les graphiques illisibles bourrés de données ou les cartographies incompréhensibles car trop colorées), tout en misant sur une représentation graphique originale.
Le journal d’information sur le web OWNI propose chaque semaine une rubrique « Les data en forme », veille journalistique qui permet de découvrir ce qui se passe dans le data journalisme, en France et ailleurs. Tout y est passé en revue, notamment l'écologie, l'économie, la société et l'international. Une nouvelle façon de représenter l’information en ces temps où le lecteur en est bombardé de toutes part.

Le journalisme de données permet donc de dynamiser, de rendre l’information plus attractive pour le lecteur à travers des graphiques, des chiffres et des liens hypertextes. Cette technique est réservée à usage Web, elle tend toutefois à se développer dans les autres formes journalistiques. Les informations peuvent provenir de bases de données officielles, ou bien d'internautes dans une logique participative de plus en plus populaire.

mercredi 26 octobre 2011

Fête des Lumières 2011

Fête des Lumières 2011 - Tribune de Lyon
1er article publié 

http://bit.ly/w3Hmm1

--> Numéro 307 en kiosque aujourd'hui - Jeudi 27 Octobre 2011 -

vendredi 21 octobre 2011

Mort de Kadhafi : Nouvelle ère en Libye

Après 42 ans de règne et de dictature, Mouammar Kadhafi a été tué jeudi 20 octobre par les forces de l'OTAN. 

      "C'est un vrai soulagement". C'est avec ces mots que Mahmoud Jibril, Président du Conseil exécutif au Conseil National de Transition (le CNT) a conclu son dernier point presse hier soir à Tripoli.

       C'est à Syrte, sa ville natale, que Kadhafi a trouvé la mort. Il a d'abord été vu dans une canalisation d'égoût, sa dernière demeure puis a de nouveau essayé de s'enfuir.

           C'est un bombardement de l'OTAN qui aura eu raison de lui alors qu'un convoi tente de quitter la ville. Toutefois, on ne peut pas dire si Kadhafi était présent, mais c'est à ce moment là que les choses se sont accélérées. Kadhafi a dû se sentir pris au piège, il était alors au mains des forces révolutionnaires. Cette lutte acharnée aura duré huit mois.

Souce : lemonde.fr - Canalisation à Syrte, dernière demeure de Kadhafi

           C'est en début d'après-midi que l'AFP diffuse l'information. On y découvre une image trouble, le leader est allongé, couvert de sang, les yeux tuméfiés. Les médias sont réticents à la diffusion de cette image, la véracité de l'image est telle prouvée ? cet homme est-il bien lui ?  A 15h, la question ne se pose plus. Le photographe, Philippe Desmazes assure que l'homme qui gît dans le pick-up est bien le dirigeant Libyen.

            Mouammar Kadhafi aurait reçu une balle de 9 millimètres dans l'abdomen. Il ne serait pas mort tout de suite. C'est dans l'ambulance qui le transporte à l'hôpital, que Kadhafi aurait succombé à ses blessures. Plusieurs médecins dépêchés sur place on constatés ses blessures. Il portait un entaille au cou, signe de la violence du raid. La dépouille de Mouammar Kadhafi a ensuite été transportée à Misrata.

Souce : 20minutes.fr / photo : AFP - Le leader quelques minutes avant sa mort

             Des milliers de vidéos sont publiées, les réseaux sociaux voient affluer leurs connexions, les commentaires fusent, l'information tourne à vitesse grand V, les chaînes d'information en continue voient leurs programmes de diffusion bouleversés, les chefs d'Etats étrangers donnent aussi leurs sentiments. L'information fait le tour des médias du monde entier comme on peut le constater sur cette vidéo :


      En Libye, côté population, les réactions ne font pas attendre : 

"Il est mort le tyran ! Mais il fallu 50 000 martyrs, des deuils et souffrances sans nom pour en venir bout", dit  la mère d’un jeune combattant amputé, une rose rouge à la main.  

"Il est mort, dit la juriste Azza Magur, et c’est un soulagement car plus personne ne pourra exploiter l’hypothèse de son retour pour nous faire peur, retarder la construction d’une vraie démocratie, avec un gouvernement stable et une opposition. On n’a que trop traîné. Savez-vous que Tripoli fonctionne depuis des semaines sans police ni autorité ? Les gens se sont auto-disciplinés, alors même qu’on était en guerre. C’est inédit et vous dire combien ils sont civilisés !"

           Dans les rues, ce sont des explosions de joie. Les jeunes combattants circulent en voiture dans les rues, assis sur les capots et les toits, les klaxons hurlent. Les drapeaux révolutionnaires flottent au vent. Beaucoup brandissent une arme, qui faudra rendre une fois la pression retombée. Cette arme, c'est une Kalachnikovs de 9 millimètres, comme celle qui a mis fin à leur cauchemar quelques heures plus tôt. 

         Les témoignages sont nombreux. Chacun aspire a retrouver le cours de sa vie. Certains disent qu'il en ont même deux. Il quitte une vie, pour en trouver une autre, bien plus prospère celle ci.

           Hissan Fitouri, 40 ans, qui se bat depuis huit mois, parie pourtant sur la parfaite discipline des combattants, nous décrit sa vision des choses :

"On a gagné la révolution. Travaillons vite à la stabilité et au développement du pays. La guerre nous a montré qu’on avait des alliés, ce qui est incroyable ! On se croyait isolés, camouflés à jamais par l’ombre du clown grotesque et grimé. Qui connait les Libyens dans le monde ? Qui sait leur gentillesse, leur endurance, leur civilisation ? On va enfin exister. Et on va surprendre. En bien !"

Selon l'Elysée, la mort de Mouammar Kadhafi est une étape majeure dans cette lutte de huit mois menée par le peuple libyen pour se libérer de la dictature imposée depuis 42 ans. Pour Nicolas Sarkozy,

" Une nouvelle page s'ouvre pour le peuple libyen, celle de la réconciliation dans l'unité et la liberté."

Quel avenir pour la Libye à présent ?

        L'enthousiasme et le soulagement sont grands depuis hier soir, mais on voit aussi que les gens sont fatigués. Fatigués de cette "guerre" qui n'en finissait pas, de la peur les nuits de bombardements, la peur aussi du lendemain. On remarque aussi un sentiment de liberté, liberté de mouvements, d'expression. Les Libyens envisagent l'avenir autrement à présent.

         D'après l'interview donnée par Gilles Paris, chef de service International du Monde hier soir, l'évolution sera lente mais radicale. 

             Tout d'abord un véritable gouvernement transitoire va être créé, une 1ère élection libre va être organisée. Il y aura aussi une nouvelle partition du pays, 3 branches majoritaires se distinguent. 

       La ville de Misrata a connu un essor depuis plusieurs semaines, elle sera alors mise en avant :




Selon Gilles Paris, un retour à l'Islam serait le mieux. 

      Il conclut que ce qui importe à l'heure actuelle, c'est la protection des civils, et un retour à la normale concernant les relations internationales, avec notamment l'enjeu du pétrole.   

 

 

mercredi 19 octobre 2011

Playlist - L2 Connexion

Pause musicale aujourd'hui avec la playlist - L2 Connexion - Les écoutes illimitées, c'est par ici !!

Petit récap' tout d'abord !

              La L2 Connection, c'est plusieurs étudiants de l'Université Lumière Lyon II, d'où L2 ! et qui se sont tous découvert une passion commune, le Rap. L'année 2010 représente l'année de constitution de ce collectif, qui en voit les membres augmenter, même s'il y'a un noyau assez distinct. 

Les membres sont composés de Bami Bassi, Seth MC, Jerry Green, B.Brown, Zulu, Tim Purple, Meles, Busty, Krash

(Source - Facebook - http://on.fb.me/ojIqjo)

Bonne écoute et faites tourner !!


dimanche 16 octobre 2011

Festival Lumière 2011 : Jean-Luc Godard & Marcel Ophuls - Portraits Croisés


Marcel Ophuls & Jean-Luc Godard :
La Rencontre de St-Gervais 


Réalisé par Frédéric Choffat et Vincent Lowy, Suisse, 2011


          Mercredi 6 octobre, rendez vous à 19h30 à Monplaisir (8e), au Village du Festival Lumière. Petit tour du Village, Radio Lumière est « on air », auteurs et réalisateurs sont en pleine discussions. Au salon du Festival se côtoient cameramen de France télévisions, photographes de presse, journalistes, micros ou calepins à la main. L’effervescence est de mise. 

          Ce soir là est diffusé la rencontre-débat entre Jean-Luc Godard - réalisateur, scénariste et producteur Franco-Suisse, né en décembre 1930 à Paris - et Marcel Ophuls - réalisateur de documentaires, d’origine allemande né en novembre 1937. Ce débat a eu lieu au Théâtre St Gervais en Suisse. 


          21h, à la Villa Lumière. Le co-réalisateur du « document documentaire », Vincent Lowy est présent, il nous fait un topo de ce qui va suivre. Ce documentaire a été filmé durant 3h lors de la rencontre entre les deux réalisateurs en décembre 2009. Seules 45 minutes ont été conservées. 

         Le sujet du débat : un projet datant de 2002 proposé par Jean-Luc Godard sur la Palestine, et abandonné pour cause de différents sur les méthodes. Manifestement, les deux réalisateurs ont beaucoup de mal à s’entendre. Le début de la conversation est difficile. Ils ne sont pas du tout dans le même registre. Ophuls est méfiant vis à vis de Godard. On remarque une vraie amitié, et une double reconnaissance, cependant Godard attaque en insistant sur le fait que le film d’Ophuls « Le Chagrin et la Pitié », « est un film ignoble ». Ce documentaire d’investigation, sorti en 1969 traite de l’occupation allemande et du régime de Vichy de 1940 à 1944. En fait, Lowy nous apprendra que Godard est aveuglé par l’histoire, lui qui a un rapport assez ambiguë avec le monde juif. Au fil de la conversation,  les points de vue divergent, les piques, les tournures ironiques ou à doubles sens fusent. 

          Ophuls ne comprend pas l’intérêt de Godard pour les juifs, pour la « race » juive. Ophuls est lui-même juif, cela ne signifie rien pour lui, il ne s’est jamais senti à part, et il ne comprend pas pourquoi Godard voudrait faire un film sur ce sujet. Ophuls est né en Allemagne, il quitte Berlin en 1933, arrive en France, et la quitte en 1941, il s’installe en Californie, Etats-Unis et obtient la nationalité américaine. Pour lui la question de la race juive ne se pose pas, il refuse un projet de telle sorte. En ce qui concerne Godard, la vie d’Ophuls le fait rêver, lui qui s’est fait virer de chez lui pour avoir vendu des ouvrages appartenant à sa famille. Il se sent rejeté. 


          Tout au long du documentaire, on comprend que Godard se questionne beaucoup, sur lui-même, sur ce qu’il est, pas sur son métier, non sur sa personnalité même, Ophuls, de par ses origines et son histoire le fascine. On sent que Godard semble perdu. Son projet lui tient à cœur, ce qui n’est pas le cas d’Ophuls.

 
           Après le visionnage du documentaire, Les questions que l’on peut se poser sont les suivantes : De nos jours, que signifie le mot « race » ? Est-on une personnalité ou une nationalité, une origine ? Ophuls essai de l’expliquer à Godard, sans succès, pour lui, la nationalité ne compte pas, on est ce que l’on est, peut importe d’où l’on vient.

vendredi 14 octobre 2011

Radio France : Conférence avec leur correspondant à Lyon


Portrait d’un RER : être « Reporter En Résidence » à France Bleu Isère


C’est avec Sébastien Chanove que nous avons rendez-vous ce mercredi 12 octobre. Il est le correspondant à Lyon de France Bleu Isère, radio du groupe Radio France, société du service public qui gère les stations de radios publiques en France depuis 1975, à savoir : France Inter, France Info, France Culture, France musique et France Bleu …

Lyonnais d’origine, Sébastien Chanove, 40 ans, « grand et costaud » comme il le dit lui-même, au style incisif, est journaliste local de France Bleu Isère à Bourgoin Jallieu depuis plus de 15 ans.


D’abord étudiant en droit à l’Université Lyon2, DEUG en poche et correspondant au Dauphiné Libéré, il trouve sa voie et souhaite devenir journaliste. Il tente alors le concours de l’école de journalisme de Tours et rentre en DUT de journalisme. C’est le début des stages, des piges, des CDD. Après un stage au « Progrès » qui ne se fera pas, il est envoyé en stage à Radio France Rennes par son école, après seulement une journée de formation radio. Ils sont onze stagiaires pour 6 journalistes. Les places sont chères. « Il faut de la niac dans ce métier ». Il enchaînera les CDD pendant 6 ans dans toute la France avant de décrocher un CDI à France Bleu Isère, station du groupe Radio France.

Contrairement aux autres journalistes locaux, Sébastien Chanove a un statut particulier. Il est, dans le jargon professionnel, un « correspondant  RER », un « Reporter En Résidence », il est correspondant isolé de France Bleu Isère. Il travaille seul, couvre le moitié du Nord Isère et la banlieue de Lyon. Son activité se concentre au niveau local, « l’actualité locale, c’est génial, c’est une belle réussite, le local intéresse les gens ».

Sébastien Chanove trouve que France Bleu Isère a une connotation « 3e âge, radio de vieux », mais il admet que les chiffres d’audience sont très bons, surtout au niveau de l’actualité sportive. Radio France est la 5e radio de France. Actuellement, il y a 43 stations locales composées de 5 à 10 journalistes.


Le métier de journaliste, « c’est la polyvalence : c’est de faire du son, de l’image, de l’écrit, c’est une richesse et une force d’être de partout ». Sébastien Chanove a travaillé dans 27 radios, donc dans 27 régions avec 27 rédacteurs en chef, et 27 équipes différentes. La personnalité et le fait de se démarquer dans ce métier sont primordiaux. « La pratique professionnelle, c’est de transmettre un acquis ». Selon lui, les stages, les piges, les rencontres professionnelles sont les piliers de l’apprentissage de ce métier.

 
Cependant, Sébastien Chanove avoue qu’il a envie de changer, de ne plus être observateur de sa propre société. A présent, il a envie de se consacrer à sa famille qu’il a délaissée au profit de son métier et veut surtout voir d’autres formes de journalisme. Une nouvelle station locale France Bleu sera créée en septembre 2012 à Saint-Etienne et Sébastien Chanove espère faire partie de la création de ce nouveau média et devenir alors acteur de notre société.